4 DECOUVERTES POUR BOOSTER LES FORMATIONS


La première découverte concerne notre capacité d’attention, autrement dit, notre concentration. On la pensait très variable d’un individu à l’autre, mais ce n’est pas si vrai. Sur la base d’observations menées à grande échelle, nos 86 milliards de neurones ne peuvent fournir en réalité une attention maximale que pendant 12 à 15 minutes. Car la concentration nécessite une consommation énergétique très forte pour le cerveau. Au delà de ce petit quart d’heure, le cerveau passe en mode « basse consommation » pour ne pas s’épuiser, et pour se ressourcer. Or, on le sait, le processus de mémorisation a vraiment besoin de ce support qu’est la concentration. Et sans mémorisation, on s’en doute aussi, pas d’apprentissage... So what ? Et bien, à nous, professionnels de la formation, de tenir compte de cette donnée pour élaborer des programmes où l’on alterne information de fond, essentielle, en dix à quinze minutes, avec des phases moins exigeantes, où l’on pourra faire de la mise en pratique, et du plus ludique pour répéter l’information sous d’autres formes. Des étapes, cela dit au passage, tout aussi importantes pour la mémorisation.

VISUALISER

Deuxième point mis en lumière par les neurosciences : notre capacité à décoder de l’information sur une feuille ou un écran. Inutile de trop charger : on ne captera réellement pas plus de 4 informations fortes. 4 items comme disent les scientifiques. C’est lié à la capacité de notre « mémoire à court terme », une des formes de la Mémoire, qui sert d’espace « tampon » à l’information avant d’être effacée (oubliée), ou stockée à plus long terme (acquise) dans la mémoire à Long Terme. Au delà de 4 items, donc, on entre déjà dans la « pollution sensorielle ».

Pourtant, on a toujours tendance à vouloir dire plus, pensant bien faire. Mais la science est formelle : trop d’info, tue l’info ! Là encore, à nous de bien doser chaque mise en page. Et justement, voilà qui nous dirige vers le troisième point clé : l’utilisation du visuel. Photo, croquis, dessin, picto... Notre cerveau va décoder 10 à 100 fois plus vite une information visuelle qu’une information écrite. Normal, car, au niveau cérébral, la moitié des capacités d’apprentissage est mobilisée par un seul de nos sens : la vue ! Du coup, autant s’appuyer sur le visuel pour passer le message et favoriser sa mémorisation. D’où l’apparition de nouveaux acteurs, lors de séminaires ou grandes réunions : les facilitateurs graphiques. Un métier émergent dont nous aurons l’occasion de reparler.

NEUROPEDAGOGIE

Il y a évidemment beaucoup à dire sur le fonctionnement cérébral, alors, au risque de titiller votre capacité de concentration, évoquons le 5ème et dernier élément. Car il est majeur. Il s’agit de l’émotion. Nous connaissons tous l’effet d’une madeleine sur la mémoire de Proust, et c’est bien cela que la science confirme aujourd’hui formellement.

L’émotion est un formidable booster de mémorisation. Créer un effet de surprise, utiliser l’humour, faire vibrer la corde sensible, diffuser une image impressionnante ou délivrer une anecdote croustillante... voilà des leviers à actionner pour associer une information à une émotion. Et, de fait, faciliter sa mémorisation, car c’est comme cela que le cerveau fonctionne.

Concentration, sélection, visualisation, émotion... les neurosciences prouvent aujourd’hui ce que le bon sens ou l’intuition nous offraient parfois hier, d’une manière plus aléatoire. Alors profitons de cette manne pour affûter nos pratiques, et faire entrer la formation dans une ère nouvelle : celle de la neuropédagogie !

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